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  • COP30 : L’AMAZONIE ACCUEILLE LA PLANETE POUR DECIDER DU FUTUR CLIMATIQUE

    COP30 : L’AMAZONIE ACCUEILLE LA PLANETE POUR DECIDER DU FUTUR CLIMATIQUE

    Du 10 au 21 novembre 2025, Belém – Brésil

    La planète se tourne vers l’Amazonie. Belém, capitale de l’État du Pará au Brésil, accueille la 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) (UNFCCC, 2025).

    Un lieu hautement symbolique : au cœur de la plus vaste forêt tropicale du monde, là où se joue une grande part de l’équilibre climatique de la Terre.

    Une COP historique, dix ans après l’Accord de Paris

    Dix ans se sont écoulés depuis l’Accord de Paris (COP21, 2015). Les États doivent désormais présenter de nouveaux engagements climatiques (NDCs) plus ambitieux : réduire drastiquement les émissions mondiales, renforcer l’adaptation, et mettre en place un financement équitable pour les pays les plus vulnérables.

    Cette édition, présidée par le Brésil, s’annonce décisive : la communauté internationale doit prouver que la promesse du +1,5 °C peut encore être tenue.

    Trois priorités au cœur des négociations

    1. Protéger les forêts et la biodiversité

    L’Amazonie, mais aussi le Bassin du Congo et les forêts d’Asie du Sud-Est, sont mises en avant comme des régulateurs essentiels du climat mondial.Le Brésil souhaite faire de Belém le symbole d’un nouveau pacte nature-climat, valorisant les écosystèmes et les peuples autochtones qui les protègent.

    1. Garantir une justice climatique réelle

    La WMO et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) rappellent que les populations du Sud subissent déjà les effets les plus sévères du réchauffement : sécheresses, inondations, insécurité alimentaire. Les négociations portent sur la mise en œuvre du Fonds pour les pertes et dommages, adopté lors de la COP28 à Dubaï, et sur le nouveau objectif de financement mondial (NCQG), appelé à dépasser les 100 milliards USD/an promis en 2009.

    1. Réviser les contributions nationales (NDCs)

    Selon la Commission européenne et le GIEC, les engagements actuels mènent vers un réchauffement de +2,7 °C. Chaque pays est donc invité à renforcer son plan : réduire les émissions d’au moins 43 % d’ici 2030 (base 2019), transformer ses systèmes énergétiques et favoriser les technologies bas-carbone.

    Et la RDC dans tout cela ?

    La République Démocratique du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde : le Bassin du Congo.
    Ce poumon vert joue un rôle crucial dans la séquestration du carbone et la stabilité climatique mondiale.
    À Belém, la RDC défendra :

    • la reconnaissance du Bassin du Congo comme pilier mondial du climat, au même titre que l’Amazonie ;
    • l’accès équitable aux fonds climat et mécanismes de compensation carbone ;
    • l’intégration de la justice climatique africaine dans le texte final de la COP30.

    Mais au-delà de la diplomatie, cette conférence interpelle aussi nos politiques nationales : comment aligner le Code minier, la fiscalité verte et les projets de développement sur la trajectoire climatique mondiale ?

    Le regard de Decarbone RDC

    Pour Decarbone RDC, la COP30 représente une opportunité unique :
    celle de montrer que l’Afrique centrale n’est pas seulement victime du changement climatique, mais qu’elle peut être un acteur majeur de la transition écologique mondiale.
    Nos actions locales — reboisement, économie circulaire, valorisation du plastique, sensibilisation des jeunes s’inscrivent déjà dans cette dynamique globale.

    “L’avenir se joue à Belém, mais il se construira aussi à Kinshasa, à Goma, à Kisangani, dans nos écoles, nos forêts et nos communautés. Le climat n’appartient pas à un continent : il appartient à l’humanité tout entière.”

    Et après ?

    Les négociations de Belém devraient aboutir à un nouvel objectif chiffré de financement climatique (NCQG) ; la mise en œuvre opérationnelle du Fonds pertes et dommages ; et un renforcement des NDCs nationales et des engagements pour les forêts tropicales.

    BETTAVER Sarina

    📚 Sources :
    UNFCCC (2025) ; World Meteorological Organization (2025) ; European Commission – DG Climate (2025) ; Al Jazeera (10 nov. 2025) ; Reuters (9 nov. 2025) ; Connaissance des Énergies (2025) ; Pacte Mondial (2025) ; Brookings Institution (2025).

  • RDC :  » VENEZ INVESTIR DANS LA FORET TROPICALE CONGOLAISE, DANS NOS ENERGIES PROPRES, DANS NOTRE JEUNESSE ET DANS L’INNOVATION ECOLOGIQUE », message de Félix-Antoine Tshisekedi aux investisseurs et bailleurs de fonds.

    RDC :  » VENEZ INVESTIR DANS LA FORET TROPICALE CONGOLAISE, DANS NOS ENERGIES PROPRES, DANS NOTRE JEUNESSE ET DANS L’INNOVATION ECOLOGIQUE », message de Félix-Antoine Tshisekedi aux investisseurs et bailleurs de fonds.

    Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé ce lundi, 27 octobre 2025, à l’amphithéâtre au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPC), au lancement de la 1ère édition de la Semaine Nationale du climat, à l’initiative du
    Ministère de l’Environnement, Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat.

    Du 27 au 30 octobre, les acteurs du secteur de l’Environnement vont se réunir et mener des réflexions sous le thème: Forêts, biodiversité et tourbières: mobilisation des finances climatiques pour le développement durable de la RDC et du bassin du Congo.

    Dans son allocution, le Président de la République a souligné que « cet événement est historique et annonciateur d’un avenir meilleur dans la lutte contre le changement climatique car la RDC a pour vocation d’être un pays solution ».

    « Le changement climatique n’est pas une abstraction mais une réalité vécue au quotidien par nos populations. Ainsi les travaux et les thèmes qui seront développés, contribueront à nous forger une vision commune et particitive de notre pays dans la recherche de l’équilibre climatique planétaire », a indiqué le Chef de l’État.

    Par la même occasion, le Président Félix Tshisekedi a appelé de tous ses vœux des investissements dans ce secteur.

    « À la communauté internationale et aux bailleurs de fonds, aux secteurs privés et aux investisseurs responsables, je lance un vibrant appel:
     » Venez investir dans la forêt tropicale congolaise, dans nos énergies propres, dans notre jeunesse et dans l’innovation écologique », a-t-il exhorté.

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  • LE MONDE FACE A UNE CRISE PLASTIQUE : UN DEFI PLANETAIRE POUR NOTRE AVENIR.

    LE MONDE FACE A UNE CRISE PLASTIQUE : UN DEFI PLANETAIRE POUR NOTRE AVENIR.

    Le plastique est partout. Invisible parfois, omniprésent toujours. Depuis les années 1950, plus de 8,3 milliards de tonnes de plastiques ont été produites à travers le monde. Selon le Geneva Environment Network, 79 % de ces plastiques finissent en décharge ou dans la nature, contaminant les sols, les rivières, les océans et même l’air que nous respirons.
    Des abysses de la fosse des Mariannes jusqu’aux neiges de l’Everest, aucun écosystème n’échappe à la pollution plastique. Microplastiques, emballages à usage unique, filets de pêche abandonnés… Les fragments de notre surconsommation se sont infiltrés partout, affectant la faune, la flore et les chaînes alimentaires humaines. Chaque année, plus de 11 millions de tonnes de déchets plastiques rejoignent les océans, mettant en péril la vie marine. Tortues, oiseaux, poissons et mammifères marins en sont les premières victimes avalant ou s’enchevêtrant dans ces débris.

    Face à ce constat alarmant, le Geneva Environment Network appelle à une réponse mondiale, intégrée et immédiate. Il ne s’agit plus seulement de nettoyer, mais de repenser entièrement notre rapport au plastique : réduire à la source la production de plastiques à usage unique, promouvoir l’économie circulaire, encadrer la production et l’exportation des plastiques non recyclables vers les pays du Sud, et sensibiliser les citoyens, notamment les jeunes, à des comportements de consommation responsables.

    En République démocratique du Congo, les plastiques envahissent les rivières, les marchés et les sols agricoles. Consciente de cette urgence, Decarbone RDC s’inscrit dans un processus concret de soutien au recyclage plastique, en accompagnant des initiatives locales de collecte, de tri et de fabrication de briques à partir des déchets plastiques. Ces projets communautaires favorisent à la fois la réduction des déchets, la création d’emplois verts et la valorisation d’un matériau souvent perçu comme un déchet sans valeur.

  • LA RDC INTERDIT LA DETENTION ET LE COMMERCE DU PERROQUET GRIS : UN TOURNANT POUR LA BIODIVERSITE NATIONALE

    LA RDC INTERDIT LA DETENTION ET LE COMMERCE DU PERROQUET GRIS : UN TOURNANT POUR LA BIODIVERSITE NATIONALE

    Le Ministère de l’Environnement et Développement Durable a pris, en depuis le 15 janvier 2025, une décision historique interdisant toute forme de commerce, de détention, de transport et d’exportation du perroquet gris (Psittacus erithacus), espèce emblématique mais gravement menacée par le trafic illégal.
    Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la Convention de Washington (CITES), que la RDC applique afin de lutter contre le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction. Dans sa note circulaire adressée aux Coordonnateurs provinciaux de l’Environnement, le ministère enjoint à ces derniers de collaborer étroitement avec les services de douane, la police nationale, la RVA, la RVF et l’ICCN pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans ce trafic.
    Le perroquet gris, connu pour son intelligence et sa capacité d’imitation, est l’un des oiseaux les plus recherchés sur le marché international des animaux de compagnie. Selon les données de la CITES et de l’IFAW, des milliers d’individus sont capturés chaque année dans les forêts congolaises et expédiés illégalement vers l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient. Près de 70 % des oiseaux capturés meurent avant d’atteindre leur destination, victimes du stress, de la malnutrition et des conditions de transport inhumaines.
    Cette exploitation a provoqué une chute dramatique des populations sauvages, plaçant l’espèce sur la Liste rouge de l’UICN comme « en danger ». La RDC, qui abrite encore d’importantes populations dans les provinces de l’Équateur, de la Tshuapa, du Bas-Uélé et du Kongo-Central, se devait d’agir.
    Le ministère ordonne désormais la suspension totale des exportations jusqu’à la production d’inventaires scientifiques fiables, condition préalable à toute décision future. Il appelle également les Gouverneurs des provinces à soutenir les opérations de lutte contre la contrebande, souvent facilitée par la porosité des frontières fluviales et aériennes.
    Pour Decarbon, cette décision marque une avancée majeure dans la gouvernance environnementale congolaise. Elle relie directement la protection de la biodiversité à la lutte contre les crimes environnementaux, qui contribuent indirectement à la déforestation et à la perte de carbone forestier.
    « Protéger le perroquet gris, c’est aussi protéger nos forêts, nos écosystèmes et notre image internationale », souligne un membre de l’équipe Decarbon.
    Decarbon appelle à la création d’un registre national des espèces protégées et d’un système de traçabilité numérique des saisies, au renforcement de la coopération entre les provinces, l’ICCN et les ONG, et à l’intégration de la surveillance des trafics fauniques dans la stratégie nationale de décarbonation et d’économie verte.

    Cette interdiction constitue un signal fort : la RDC choisit de défendre activement son patrimoine naturel contre les logiques de profit illégal.

  • NAISSANCE DU COULOIR VERT KIVU-KINSHASA

    NAISSANCE DU COULOIR VERT KIVU-KINSHASA

    Kinshasa, 15 janvier 2025 – Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a franchi une étape historique dans la préservation de son patrimoine naturel avec l’adoption du Décret n°25/04 du 15 janvier 2025, instituant l’aire protégée à vocation de réserve communautaire « Couloir vert Kivu-Kinshasa ». Ce projet a été approuvé lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres présidée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, à la Cité de l’Union Africaine.

    Porté par Madame Ève Bazaiba, ministre d’État en charge de l’Environnement et du Développement durable, le décret marque la phase juridique d’un projet ambitieux : protéger plus de 100 000 km² de forêt primaire tout en créant un corridor de développement socio-économique durable reliant l’est du pays (Beni et Kisangani) à l’ouest (Kinshasa), en passant par le bassin du fleuve Congo. Le « Couloir vert » suit les axes stratégiques de la Route Nationale n°4 (Beni–Kisangani) et du fleuve Congo (Kisangani–Kinshasa), couvrant une vaste zone estimée à plus d’un demi-million de kilomètres carrés.

    Ce décret s’appuie sur la loi n°24/020 du 30 décembre 2024, récemment promulguée, qui modifie et complète la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature. Pour la première fois, le droit congolais reconnaît la notion de « réserve communautaire » : une aire protégée intégrant activités humaines et conservation de la biodiversité, en lien direct avec les communautés locales. Cette approche innovante vise à faire des populations riveraines des acteurs clés de la protection environnementale, tout en leur garantissant un accès encadré aux ressources naturelles et aux opportunités économiques.

    Le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé son soutien à ce projet en appelant le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, à garantir des facilités fiscales pour encourager les investissements verts, assurer une coordination interinstitutionnelle efficace, et promouvoir une économie verte inclusive, conciliant conservation et lutte contre la pauvreté.

    Le Couloir vert Kivu-Kinshasa est un signal fort dans la lutte mondiale contre le changement climatique, la déforestation et l’appauvrissement de la biodiversité. Avec ce décret, la RDC affirme sa volonté de protéger ses écosystèmes les plus sensibles, valoriser durablement ses ressources naturelles, et renforcer son rôle de “poumon vert” de la planète, notamment dans le cadre de ses engagements climatiques (Accord de Paris, REDD+, Marché carbone africain…).

  • RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    Depuis le lundi 19 mai, le gouvernement congolais organise à Kinshasa un atelier national, qui se clôture ce mercredi 21 mai, consacré à l’initiative Tropical Forests Forever Facility (TFFF). Cet atelier vise à renforcer la protection des forêts tropicales en informant les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de mise en œuvre de cette initiative, laquelle propose des paiements aux pays tropicaux en contrepartie de leurs efforts de conservation.

    La ministre d’État en charge de l’Environnement, Ève Bazaiba, a insisté sur l’importance de maximiser l’accès aux fonds afin que les populations locales puissent bénéficier directement des retombées de cette initiative.

    Une analyse publiée ce jour par Global Forest Watch révèle que la destruction des forêts tropicales a atteint un niveau record, avec une perte de 6,7 millions d’hectares de forêt primaire l’an dernier, soit une augmentation de 80 % par rapport à 2023. Cette situation est exacerbée par des incendies liés au changement climatique, responsables de près de la moitié de ces pertes. Les conséquences sont alarmantes : environ 3,1 milliards de tonnes de CO₂ ont ainsi été émises dans l’atmosphère, soulignant l’urgence d’agir pour protéger ces écosystèmes vitaux.

    Sur le terrain, la RDC continue de faire face à des catastrophes naturelles provoquées par le changement climatique. De récentes inondations dans l’est du pays ont causé la mort d’au moins 104 personnes et détruit de nombreuses habitations. Ces événements, souvent liés à des pluies torrentielles, devraient devenir de plus en plus fréquents et intenses selon les experts, en raison du réchauffement climatique. La vulnérabilité de la RDC à ces phénomènes est accentuée par une urbanisation anarchique et le manque d’infrastructures adéquates.

    Il convient de signaler que la RDC se trouve aujourd’hui à un carrefour critique en matière de lutte contre le changement climatique, entre initiatives de protection de ses forêts tropicales et défis majeurs liés aux catastrophes naturelles. La nécessité d’une action concertée et d’un soutien international n’a jamais été aussi pressante.

  • LA RDC LANCE LE DEPLOIEMENT NATIONAL DES PAIEMENTS POUR SERVICES ENVIRONNEMENTAUX (PSE)

    LA RDC LANCE LE DEPLOIEMENT NATIONAL DES PAIEMENTS POUR SERVICES ENVIRONNEMENTAUX (PSE)

    Le 3 avril 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) a franchi une étape majeure dans sa politique environnementale en lançant officiellement le déploiement national des Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Cette initiative vise à récompenser financièrement les communautés locales pour leurs efforts en matière de protection des forêts, notamment à travers des pratiques telles que l’agroforesterie, le reboisement et la gestion durable des ressources naturelles.​

    Un mécanisme intégré aux politiques nationales

    Les PSE s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale REDD+ de la RDC, du Plan National de Développement et de l’Initiative présidentielle du Couloir vert Kivu-Kinshasa. Cette dernière ambitionne de créer la plus grande réserve forestière protégée au monde, s’étendant sur plus de 540 000 km², afin de préserver les forêts primaires et les tourbières du pays tout en stimulant le développement socio-économique des communautés locales.​

    Des outils numériques pour une gestion efficace

    Afin de garantir la transparence et l’efficacité du programme, la RDC a développé des outils numériques de planification et de gestion des PSE. Ces outils, conçus avec l’appui de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), permettent de suivre en temps réel les activités des bénéficiaires et de gérer les paiements de manière sécurisée .​

    Mobilisation de financements domestiques et internationaux

    Le succès du programme repose sur la mobilisation de financements, tant domestiques qu’internationaux. La ministre d’État en charge de l’Environnement, Ève Bazaiba, a souligné l’importance de la valorisation de la séquestration du carbone et de l’opérationnalisation de la taxe carbone introduite en 2023 pour soutenir financièrement les PSE. Par ailleurs, la RDC s’engage à présenter lors de la COP30 une proposition concrète visant à valoriser les services écologiques du bassin du Congo, avec des objectifs financiers proportionnés aux enjeux environnementaux et sociaux .​

    Vers une standardisation régionale des PSE

    Du 27 au 29 janvier 2025, la RDC a accueilli une conférence interministérielle internationale sur le déploiement des PSE en Afrique centrale. Les ministres des six pays signataires de la Déclaration conjointe de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI) ont élaboré une feuille de route ambitieuse visant à déployer à grande échelle les PSE dans la région, en identifiant les activités prioritaires, les besoins en financement et les modalités de mise en œuvre les plus adaptées .

    Cette initiative marque une avancée significative dans la lutte contre le changement climatique et la déforestation en Afrique centrale, tout en promouvant un développement économique durable et inclusif pour les communautés locales.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    Rendez-vous annuel dédié à la transition énergétique et au climat, la deuxième édition du CAP GREEN, organisée par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) en partenariat avec le cabinet Africa Energy Transition Services (AETS) réunit près de 200 décideurs publics, chefs d’entreprises, scientifiques et experts à la Maison de l’Entreprise (Abidjan) les 22 et 23 avril prochains, autour du thème « Le secteur privé, catalyseur des CDN pour une Afrique résiliente : de l’ambition à l’impact » .

    Face à des difficultés climatiques de plus en plus coûteuses, une baisse de la productivité agricole et une dégradation des écosystèmes, le continent africain doit mobiliser près de 3 000 milliards USD d’ici à 2030 pour atténuer les effets du changement climatique. Dans ce contexte, la révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), qui constituent un des piliers de l’Accord de Paris, s’impose comme une priorité stratégique à l’approche de la COP 30. Un processus dans lequel s’est engagée la Côte d’Ivoire, pays hôte du CAP GREEN, qui vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30,41 % d’ici 2030, correspondant à une diminution de 37 millions de tonnes d’équivalent CO₂.

    Signalons que c’est dans ce contexte que le CAP GREEN, fort du succès de sa première édition, entend offrir, cette fois-ci , à Abidjan, un espace de dialogue constructif et inclusif, réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur (décideurs institutionnels, experts et scientifiques, entreprises et partenaires techniques et financiers) avec pour objectif de co-construire des solutions opérationnelles capables d’accélérer la transition bas-carbone et de consolider la résilience économique et environnementale du continent.

    Ahmed Cissé, Président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a déclaré : « Le CAP GREEN 2025 est une plateforme stratégique de haut niveau qui permet de fédérer autour d’une vision commune visant à transformer les défis climatiques en opportunités d’investissement durable. Ce faisant, nous renforçons le rôle du secteur privé qui contribue déjà à hauteur de 14% aux financements climatiques du continent dans la transition bas-carbone en Afrique, aux côtés des acteurs institutionnels et de la société civile. »

    Il sied de noter que pour cette deuxième édition, le CAP GREEN propose une structure diversifiée comprenant une conférence inaugurale pour cadrer les discussions, des sessions plénières dédiées aux enjeux principaux, un atelier général pour approfondir certaines thématiques spécifiques, ainsi que des ateliers sectoriels et des sessions de travail ciblées. Ces activités permettent d’explorer des défis et opportunités liés à des sujets tels que la finance climatique, les énergies renouvelables, le bio-carburant, la capture du CO2 et du méthane, la biodiversité ou encore les villes durables.
    Cet évènement de haute facture bénéficie du soutien de partenaires de premier plan. Parmi eux, le co-host TotalEnergies et le sponsor platinium Atlantic Group. L’événement est également rendu possible grâce à la collaboration de partenaires techniques et scientifiques comme aDryada, l’École des Mines de Paris, Environment for Developement (EfD), GO2Markets ou encore Koffi&Diabaté qui apportent leur expertise.

    Par ailleurs, des intervenants prestigieux, tels que Sylvie Kanimba, directrice générale d’Engie Energy Access Côte d’Ivoire, Alexandre Dufour, CEO d’Erium, ou encore Patrice Adaye, PDG d’Agromap, prendront la parole pour partager leurs expériences et visions offrant ainsi aux participants des perspectives uniques et inspirantes.

    Par le CAP GREEN, les organisateurs veulent démontrer une fois de plus qu’une expertise issue du secteur privé, associée à des partenariats publics et internationaux, peut contribuer à relever les défis climatiques, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives de développement durable pour l’ensemble du continent africain.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • MONDE : CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA TERRE CE MARDI 22 AVRIL

    MONDE : CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA TERRE CE MARDI 22 AVRIL

    Ce 22 avril 2025, le monde célèbre la Journée de la Terre, une date essentielle pour sensibiliser à l’urgence écologique. Cette année, l’attention est particulièrement portée sur les forêts, véritables alliées contre le réchauffement climatique, car elles abritent à elles seules 80% de la biodiversité terrestre.

    Pourtant, les forêts disparaissent à un rythme alarmant. Au cours des trente dernières années, plus de 400 millions d’hectares ont été détruits, soit une superficie équivalente à celle de l’Europe entière. Cette déforestation massive touche principalement les trois grands bassins forestiers du monde : l’Amazonie, le bassin du Congo et l’Asie du Sud-Est. Les causes principales en sont la conversion des forêts en terres agricoles, particulièrement pour la culture de l’huile de palme et du soja.

    Paradoxalement, la situation est différente en Europe, où la superficie forestière a augmenté de 10 % sur la même période. La France, qui possède la quatrième forêt la plus étendue d’Europe, voit aujourd’hui près d’un tiers de son territoire recouvert d’arbres, soit deux fois plus qu’en 1850.

    Cependant, les effets du changement climatique deviennent de plus en plus préoccupants. Les épisodes caniculaires, toujours plus fréquents, assèchent les forêts et favorisent la multiplication des incendies. Ces incendies relâchent massivement le CO2 stocké par les arbres, aggravant ainsi le réchauffement climatique.

    Même lorsqu’ils ne brûlent pas, les arbres affaiblis par le manque d’eau deviennent plus sensibles aux attaques de champignons, d’insectes et de maladies, qui prolifèrent davantage en raison d’hivers de plus en plus doux. Résultat préoccupant : nos forêts absorbent aujourd’hui deux fois moins de CO2 qu’il y a seulement dix ans.

    Rappelons enfin que la toute première Journée de la Terre s’est déroulée à l’Université d’Harvard, le 22 avril 1970.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Suite aux pluies diluviennes récentes qui ont frappé Kinshasa, provoquant d’importants dégâts, diverses initiatives en République Démocratique du Congo (RDC) ont mis en lumière les défis liés au réchauffement climatique. Ces actions visent à sensibiliser la population sur les conséquences dramatiques des inondations et des changements climatiques en général.

    À Kinshasa, le jardin botanique a récemment accueilli une représentation théâtrale intitulée « The Herds » (« Les Troupeaux » en français). Ce spectacle novateur utilisait des marionnettes représentant des animaux contraints de fuir leurs habitats naturels en raison du dérèglement climatique. L’objectif était de sensibiliser le public aux dangers imminents liés à la crise environnementale.

    Les organisateurs de l’événement ont également insisté sur l’importance fondamentale de préserver la nature et de promouvoir une coexistence harmonieuse entre l’homme et son environnement.

    Ces initiatives témoignent non seulement des efforts croissants pour sensibiliser la population congolaise à la crise climatique, mais aussi des défis concrets et immédiats que le pays doit affronter à cause des impacts croissants du réchauffement climatique. L’association de l’art à l’engagement communautaire, combinée à des actions gouvernementales efficaces, apparaît aujourd’hui indispensable pour répondre adéquatement à cette crise environnementale majeure.

    Pierre Kabongu Ndolo