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  • BIODIVERSITE DANS LE MONDE : LES ZONES HUMIDES ,UN PATRIMOINE EXCEPTIONNEL

    BIODIVERSITE DANS LE MONDE : LES ZONES HUMIDES ,UN PATRIMOINE EXCEPTIONNEL


    Le monde célèbre ce lundi 2 février la journée mondiale des zone humides (JMZH). Cette date commémore chaque
    année la signature de la convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar. Pour
    cette édition, le thème retenu est : Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel.


    Qu’est ce qu’une zone humide ?


    Le code de l’environnement définie les zones humides comme « les terrains exploités ou non, habituellement inondés ou
    gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est
    dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.


    On distingue trois types de zones humides à l’intérieur des terres :


    Les marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides ;
    Les milieux humides composés d’eau salée ou saumâtre que l’on trouve dans les estuaires, lagunes, étangs d’arrière
    dunes, vasières, mangroves et enfin ;
    Les milieux humides aménagés par l’Homme.


    Ces espaces sont porteurs d’une biodiversité riche avec d’innombrables espèces de plantes et d’animaux – oiseaux,
    amphibiens, poissons, insectes ou mollusques…


    Rôle des zones humides dans l’écosystème ?


    Des réservoirs naturels pour stocker l’eau…


    Les zones humides constituent un moyen reconnu pour maintenir le bon état écologique des eaux et mieux gérer les
    crues. Elles favorisent le stockage de l’eau dans les nappes phréatiques, soutiennent les débits des cours d’eau et
    disposent d’une fonction d’épuration importante qui agit comme des filtres naturels pour l’eau. Par ailleurs, elles
    protègent les berges, les rivages de l’érosion, et les côtes des tempêtes.


    … et atténuer les effets du changement climatique


    Lors des fortes chaleurs estivales, les zones humides sont des îlots de fraîcheur pour les animaux et les populations, et
    permettent également de subvenir aux besoins en fourrage des troupeaux. Enfin, elles contribuent fortement à réduire
    les émissions de gaz à effet de serre. En effet, la tourbe (matière organique composée de débris végétaux), l’humus, le
    bois et autres composantes naturelles des zones humides piègent le carbone. À l’échelle mondiale, les sols des zones
    humides stockent deux fois plus de carbone que l’ensemble des forêts de la planète.


    Sur le continent africain


    Les zones humides africaines sont parmi les écosystèmes les plus productifs au monde. Ils fournissent une large gamme
    de services qui contribuent au bien-être humain, tels que la fourniture d’eau, de nourriture, de pâturages en saison sèche
    et de bois de chauffage.
    Patrimoine naturel incomparable, les zones humides de la cuvette congolaise représentent entre 189 000 et 1 000 000
    km2


    Par Rossy K.


    Sources:
    Zones-humides.org

  • ECOVILLAGES : INCUBATEURS DES OUTILS DE CERTIFICATION PARTICIPATIVE

    ECOVILLAGES : INCUBATEURS DES OUTILS DE CERTIFICATION PARTICIPATIVE

    1. Résumé exécutif

    Les écovillages constituent aujourd’hui des plateformes territoriales crédibles pour le développement du carbone communautaire, en particulier dans les contextes ruraux et périurbains des pays du Sud. En combinant cohésion sociale, gouvernance participative et pratiques agroécologiques, ils offrent un cadre propice à l’émergence de mécanismes de certification carbone à moindre coût, fondés sur des outils de garantie participative.

    Cette note stratégique met en évidence comment les outils tels que les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG), les dispositifs financiers communautaires et les mécanismes de responsabilité collective peuvent renforcer la crédibilité, l’accessibilité et l’impact des projets carbone soutenus par les bailleurs climatiques.

    2. Problématique pour les bailleurs climatiques

    Les standards internationaux de certification carbone (Gold Standard, VCS, CDM, Plan Vivo) présentent plusieurs contraintes structurelles que voici : les coûts élevés de certification et d’audit, la complexité des procédures MRV, la faible accessibilité pour les petits producteurs et projets communautaires et les risques de déconnexion entre crédits carbone et bénéfices locaux.

    Ces limites freinent l’investissement climatique dans les territoires à fort potentiel de séquestration carbone mais à faible capacité institutionnelle.

    3. Valeur ajoutée des écovillages pour le carbone communautaire

    Les écovillages offrent aux bailleurs climatiques plusieurs avantages, notamment : un ancrage territorial stable, une gouvernance locale fonctionnelle, des communautés organisées et engagées ainsi que des pratiques durables déjà en place (agroforesterie, reboisement, gestion des sols, économie circulaire).

    Ils réduisent significativement les risques opérationnels et sociaux des projets carbones.

    4. Contribution des outils de garantie participative à la certification carbone

    Plusieurs analyses démontrent que l’usage des outils de garantie participative de certification peut contribuer efficacement à la certification carbone. Sans être exhaustif, nous exposons ici comment ces outils peuvent contribuer : i) à la réduction des couts et risques de certification, ii) au MRV participatif et à l’apprentissage collectif, iii) à la crédibilité sociale et au co-bénéfice, iv) à la Gouvernance et à la sécurisation des revenus carbone.

     

    4.1 Contribution à la réduction des coûts et des risques de suivi carbone

    Il est suffisamment démontré que les outils participatifs permettent : la mutualisation des coûts de suivi carbone, la substitution partielle des audits externes par des contrôles communautaires et une diminution des risques de non-conformité.

    4.2 MRV participatif et apprentissage collectif

    Sur ce point la contribution découle du fait que les communautés formées assurent de façon largement efficace les avantages suivants : la collecte locale des données carbone, le suivi longitudinal des pratiques ainsi que l’amélioration continue de la qualité des données.

    Le MRV devient un processus partagé, renforçant la fiabilité et l’appropriation.

    4.3 Crédibilité sociale et co-bénéfices

    Par ailleurs, les outils de garantie participative intègrent des dimensions souvent absentes des standards classiques dont la biodiversité, la sécurité alimentaire, l’équité sociale et la résilience territoriale.

    Ces co-bénéfices sont de nature à augmentent la valeur des crédits carbone sur les marchés volontaires.

    4.4 Gouvernance et sécurisation des revenus carbone

    Les mécanismes communautaires (banques villageoises, VSLA, cautionnement mutuel) garantissent une gestion collective et transparente des revenus carbone, leur redistribution équitable ainsi que la prévention des conflits locaux.

    5. Positionnement stratégique pour les bailleurs climatiques

    Sur un positionnement plus stratégique, les écovillages peuvent être soutenus comme : i) des laboratoires pilotes de carbone communautaire, ii) des dispositifs de pré-certification carbone avant alignement avec des standards internationaux, iii) des alternatives locales crédibles pour les marchés volontaires du carbone.

    L’investissement dans ces modèles permet aux bailleurs de maximiser l’impact climatique tout en renforçant le développement local.

    6. Nos Recommandations clés

    Dans la perspective des défis d’adaptation couplés à ceux (inséparables) des Objectifs de développement durable (ODD), il nous parait pertinent, sur ce chapitre de présentation des écovillages comme incubateurs des outils de certification participative, d’adresser ces 5  recommandations aux bailleurs de fonds et investisseurs :

    1. Financer des programmes pilotes « Écovillages & carbone communautaire ».
    2. Reconnaître les SPG et outils participatifs comme dispositifs de pré-MRV.
    3. Soutenir la formation communautaire au suivi carbone participatif.
    4. Encourager l’hybridation entre certification participative et standards internationaux.
    5. Valoriser les co-bénéfices sociaux et écologiques dans les mécanismes de financement climatique.

    7. Conclusion stratégique

    Dans la quête du relèvement des défis climatiques, il est indubitable que les écovillages représentent une opportunité stratégique d’investissement à fort impact, conciliant efficacité climatique, inclusion sociale et durabilité territoriale.

    En intégrant les outils de garantie participative dans les projets carbone, il devient possible de bâtir des systèmes de certification carbone communautaire crédibles, évolutifs et économiquement accessibles.

    Par LUC LUTALA KYAD’I

    Ambassadeur du Global Ecovillage Network, Fondateur de l’Université JUA, Fondateur de l’ONG Espoir Pour Tous, Initiateur du Programme de Développement des écovillages en RDC. lutalaky@gmail.com  +243 81 5203199

  • LES ÉCOVILLAGES COMME SOLUTION AUX DEFIS DE LA CERTIFICATION DES CREDITSCARBONE COMMUNAUTAIRES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

    LES ÉCOVILLAGES COMME SOLUTION AUX DEFIS DE LA CERTIFICATION DES CREDITSCARBONE COMMUNAUTAIRES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


    La République Démocratique du Congo (RDC), bien que dotée d’une immensité de ressources naturelles diversifiées, peine à émerger comme leader dans la production de crédits carbone communautaires certifiés.
    Des défis structurels en gouvernance, en droits humains, sur les aspects environnementaux, techniques et économiques entravent les initiatives, limitant l’impact des financements climatiques.


    Depuis 2014, l’ONG ESPOIR POUR TOUS explore des modèles communautaires rentables pour l’adaptation climatique et l’Agenda 2030, aboutissant à l’approche écovillage. Cet article explore les défis majeurs de la certification du carbone communautaire en RDC et présente les écovillages comme une piste sérieuse de réponses techniques structurées à ces défis.

    1. Défis majeur de la certification carbone en RDC

    Les projets carbones en RDC souffrent d’illégalités généralisées, d’opacité contractuelle et de risques socio environnementaux, couvrant jusqu’à deux tiers des forêts sans régulation adéquate. Un rapport de Rainforest Foundation UK (2025) documente des violations systémiques, exacerbant conflits et greenwashing.


    1.1. Gouvernance et Légalité
    Les irrégularités foncières et la corruption minent la transparence, avec des contrats opaques en anglais engageant les communautés sur des décennies.

    Evidement la dissociation des droits fonciers de la rentabilité carbone favorise la fraude.


    1.2. Droits Humains et Sociaux
    L’Accaparement des terres ancestrales exclut les populations autochtones, sans consentement préalable libre et éclairé (FPIC), générant menaces et compensations disproportionnées.


    1.3. Risques Environnementaux et Sociaux
    La perte d’accès aux forêts menace la sécurité alimentaire via chasse, la cueillette et l’agriculture ; elle est source de tensions communautaires qui s’intensifient généralement.


    1.4. Qualité et Fiabilité des Crédits
    La surestimation des réductions d’émissions, l’absence d’additionnalité et le greenwashing compromettent la durabilité des crédits6 .


    1.5. Enjeux Économiques
    Les bénéfices mal partagés, la volatilité des prix et les déficits infrastructurels (électricité, routes, eau ..)freinent la viabilité (cf le rapport NRGI, 2025).

    2. Approche Écovillages : Piste sérieuse des réponses techniques

    Les écovillages intègrent l’agroforesterie, l’élevage et la gestion communautaire pour séquestrer le carbone tout en générant des revenus durables, alignés sur ODD 2 (faim zéro) et 13 (climat).

    L’organisation ESPOIR POUR TOUS pilote un programme expérimental à Dibulu, Mingadi 1-2. Cette expérience est consolidée par celle de Nkundi (Luozi, via GER+), en sécurisant au moins 100 ha/village avec consentement multipartite.

    Le programme SEA 4D (porté par le Consortium CFI-CRAFODEPT-FEM) étend les perspectives d’action à 70 villages et 30 000 ha sur 25 ans via terres communautaires agroforestières.


    2.1. Gouvernance Renforcée
    Les Processus participatifs avec contrats en langues nationales et la validation collective éliminent les illégalités ; les terres restent communautaires et auditables localement.


    2.2. Protection des Droits Le FPIC intégral inclut les autochtones ; aucune expropriation n’est acceptable, les bénéfices directs via coopératives évitent les exclusions et les rétorsions.


    2.3. Résilience Socio-Environnementale L’Agroforesterie mixte maintient l’accès aux ressources, booste la sécurité alimentaire ; crée des emplois verts et dissipe les conflits communautaires.


    2.4. Crédits Fiables
    Les Protocoles certifiés mesurent réductions réelles/additionnelles (ex. : VM0017 agroforesterie) ; audits indépendants locaux préviennent greenwashing/surestimation.


    2.5. Viabilité Économique
    Le bénéfice garantis aux communautés à 100% via la diversification, les énergies renouvelables décentralisées permettent de contourner les déficits infrastructurels, et stabilise revenus face à la volatilité.


    En conclusion, les écovillages constituent un paradigme communautaire résilient, transformant les villages traditionnels en entreprises sociales autosuffisantes et créant des puits carbone certifiés.

    Leur déploiement à échelle (avec le Programme SEA 4D) pallie les faiblesses structurelles actuelles, favorisant une gouvernance équitable, des impacts mesurables et une adaptation climatique inclusive. Un moratoire réglementaire sur les projets opaques, couplé à ce modèle validé sur le terrain, positionnerait la RDC en leader régional des solutions carbone communautaires.


    LUC LUTALA KYAD’I Ambassadeur GEN AFRICA
    Président de l’ONG ESPOIR POUR TOUS Fondateur de l’Université Holistique JUA +243 81 520 3199
    lutalaky@gmail.com

  • QUAND LES BAMBOUS REVEILLENT L’EDUCATION CLIMATIQUE AU LYCEE FRANÇAIS DE KINSHASA

    QUAND LES BAMBOUS REVEILLENT L’EDUCATION CLIMATIQUE AU LYCEE FRANÇAIS DE KINSHASA

    Dans le cadre de sa mission Climat School, l’ONG Decarbonne a investi une nouvelle étape de
    sensibilisation environnementale au Lycée Français de Kinshasa. Une séance dédiée à l’utilité et
    à l’apport des bambous dans l’écosystème a rassemblé élèves et enseignants autour d’un sujet
    souvent méconnu mais porteur de solutions concrètes pour l’avenir.


    Un choix pédagogique audacieux


    Decarbonne, qui porte une démarche résolument axée sur l’éducation dès le plus jeune âge, a
    choisi les bambous comme fil conducteur de cette session. “Sensibiliser les élèves dès le bas âge, c’est investir dans l’avenir durable”, est l’essentiel de cette séance de formation du
    programme Climat School. L’objectif est doble: nourrir la curiosité scientifique des lycéens et leur donner des outils pour agir localement contre le changement climatique.


    Les bambous, un atout pour l’écosystème
    Selon les intervenants de Decarbonne, les bambous présentent plusieurs avantages majeurs:


    Biodiversité et résilience climatique: grâce à leur croissance rapide et leur capacité à s’adapter à divers environnements, les bamboo peuvent soutenir des chaînes alimentaires
    locales et stabiliser les écosystèmes en région urbain-rural.
    Protection des sols et régulation hydrique: leurs rhizomes aident à prévenir l’érosion et à optimiser la gestion des ressources en eau, un atout précieux dans un contexte de variabilité climatique.
    Opportunités socio-économiques locales: ressources renouvelables et alternatives au bois, les bambous peuvent stimuler l’emploi local et réduire l’empreinte carbone des filières bois traditionnel.


    Des actions concrètes pour faire germer l’impact
    .


    Des propositions opérationnelles ont été discutées, pouvant être mises en œuvre au lycée:


    Projets de plantation scolaire: encadrer des sessions de jardinage et créer des micro-jardins de bambous sur le campus.
    Programmes de compostage: valoriser les déchets végétaux et démontrer une circularité de l’énergie et des nutriments.
    Plateformes d’échange de savoirs: encourager les élèves à partager leurs observations et leurs résultats de projets via des réseaux internes ou communautaires.


    Le dialogue entre Decarbonne et le Lycée Français de Kinshasa a été marqué par une interrogation commune: comment transformer l’éducation en action climatique tangible, adaptée
    au contexte local ? Les participants ont montré un intérêt réel pour des initiatives qui peuvent s’inscrire dans le temps scolaire.


    Le rôle des partenaires et la suite


    Cette collaboration illustre une approche partenariale efficace entre une ONG dédiée à l’éducation climatique et un établissement scolaire. Pour l’avenir, Decarbonne compte souhaiter élargir ce type d’atelier, en associant davantage les enseignants, les parents et éventuellement
    d’autres acteurs afin de bâtir des actions pérennes autour de son programme climat school aux jeunes âges.


    Sensibiliser dès le plus jeune âge, c’est investir dans l’avenir. En plaçant les bambous au cœur d’un enseignement pratique, Decarbonne et le Lycée Français de Kinshasa invitent chacun à
    repenser son rapport à la nature et à l’énergie. L’objectif est clair, transformer la curiosité des élèves en projets accessibles et mesurables qui contribuent à une Kinshasa plus verte et
    résiliente.

  • RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    Depuis le lundi 19 mai, le gouvernement congolais organise à Kinshasa un atelier national, qui se clôture ce mercredi 21 mai, consacré à l’initiative Tropical Forests Forever Facility (TFFF). Cet atelier vise à renforcer la protection des forêts tropicales en informant les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de mise en œuvre de cette initiative, laquelle propose des paiements aux pays tropicaux en contrepartie de leurs efforts de conservation.

    La ministre d’État en charge de l’Environnement, Ève Bazaiba, a insisté sur l’importance de maximiser l’accès aux fonds afin que les populations locales puissent bénéficier directement des retombées de cette initiative.

    Une analyse publiée ce jour par Global Forest Watch révèle que la destruction des forêts tropicales a atteint un niveau record, avec une perte de 6,7 millions d’hectares de forêt primaire l’an dernier, soit une augmentation de 80 % par rapport à 2023. Cette situation est exacerbée par des incendies liés au changement climatique, responsables de près de la moitié de ces pertes. Les conséquences sont alarmantes : environ 3,1 milliards de tonnes de CO₂ ont ainsi été émises dans l’atmosphère, soulignant l’urgence d’agir pour protéger ces écosystèmes vitaux.

    Sur le terrain, la RDC continue de faire face à des catastrophes naturelles provoquées par le changement climatique. De récentes inondations dans l’est du pays ont causé la mort d’au moins 104 personnes et détruit de nombreuses habitations. Ces événements, souvent liés à des pluies torrentielles, devraient devenir de plus en plus fréquents et intenses selon les experts, en raison du réchauffement climatique. La vulnérabilité de la RDC à ces phénomènes est accentuée par une urbanisation anarchique et le manque d’infrastructures adéquates.

    Il convient de signaler que la RDC se trouve aujourd’hui à un carrefour critique en matière de lutte contre le changement climatique, entre initiatives de protection de ses forêts tropicales et défis majeurs liés aux catastrophes naturelles. La nécessité d’une action concertée et d’un soutien international n’a jamais été aussi pressante.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    Rendez-vous annuel dédié à la transition énergétique et au climat, la deuxième édition du CAP GREEN, organisée par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) en partenariat avec le cabinet Africa Energy Transition Services (AETS) réunit près de 200 décideurs publics, chefs d’entreprises, scientifiques et experts à la Maison de l’Entreprise (Abidjan) les 22 et 23 avril prochains, autour du thème « Le secteur privé, catalyseur des CDN pour une Afrique résiliente : de l’ambition à l’impact » .

    Face à des difficultés climatiques de plus en plus coûteuses, une baisse de la productivité agricole et une dégradation des écosystèmes, le continent africain doit mobiliser près de 3 000 milliards USD d’ici à 2030 pour atténuer les effets du changement climatique. Dans ce contexte, la révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), qui constituent un des piliers de l’Accord de Paris, s’impose comme une priorité stratégique à l’approche de la COP 30. Un processus dans lequel s’est engagée la Côte d’Ivoire, pays hôte du CAP GREEN, qui vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30,41 % d’ici 2030, correspondant à une diminution de 37 millions de tonnes d’équivalent CO₂.

    Signalons que c’est dans ce contexte que le CAP GREEN, fort du succès de sa première édition, entend offrir, cette fois-ci , à Abidjan, un espace de dialogue constructif et inclusif, réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur (décideurs institutionnels, experts et scientifiques, entreprises et partenaires techniques et financiers) avec pour objectif de co-construire des solutions opérationnelles capables d’accélérer la transition bas-carbone et de consolider la résilience économique et environnementale du continent.

    Ahmed Cissé, Président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a déclaré : « Le CAP GREEN 2025 est une plateforme stratégique de haut niveau qui permet de fédérer autour d’une vision commune visant à transformer les défis climatiques en opportunités d’investissement durable. Ce faisant, nous renforçons le rôle du secteur privé qui contribue déjà à hauteur de 14% aux financements climatiques du continent dans la transition bas-carbone en Afrique, aux côtés des acteurs institutionnels et de la société civile. »

    Il sied de noter que pour cette deuxième édition, le CAP GREEN propose une structure diversifiée comprenant une conférence inaugurale pour cadrer les discussions, des sessions plénières dédiées aux enjeux principaux, un atelier général pour approfondir certaines thématiques spécifiques, ainsi que des ateliers sectoriels et des sessions de travail ciblées. Ces activités permettent d’explorer des défis et opportunités liés à des sujets tels que la finance climatique, les énergies renouvelables, le bio-carburant, la capture du CO2 et du méthane, la biodiversité ou encore les villes durables.
    Cet évènement de haute facture bénéficie du soutien de partenaires de premier plan. Parmi eux, le co-host TotalEnergies et le sponsor platinium Atlantic Group. L’événement est également rendu possible grâce à la collaboration de partenaires techniques et scientifiques comme aDryada, l’École des Mines de Paris, Environment for Developement (EfD), GO2Markets ou encore Koffi&Diabaté qui apportent leur expertise.

    Par ailleurs, des intervenants prestigieux, tels que Sylvie Kanimba, directrice générale d’Engie Energy Access Côte d’Ivoire, Alexandre Dufour, CEO d’Erium, ou encore Patrice Adaye, PDG d’Agromap, prendront la parole pour partager leurs expériences et visions offrant ainsi aux participants des perspectives uniques et inspirantes.

    Par le CAP GREEN, les organisateurs veulent démontrer une fois de plus qu’une expertise issue du secteur privé, associée à des partenariats publics et internationaux, peut contribuer à relever les défis climatiques, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives de développement durable pour l’ensemble du continent africain.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • MONDE : CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA TERRE CE MARDI 22 AVRIL

    MONDE : CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA TERRE CE MARDI 22 AVRIL

    Ce 22 avril 2025, le monde célèbre la Journée de la Terre, une date essentielle pour sensibiliser à l’urgence écologique. Cette année, l’attention est particulièrement portée sur les forêts, véritables alliées contre le réchauffement climatique, car elles abritent à elles seules 80% de la biodiversité terrestre.

    Pourtant, les forêts disparaissent à un rythme alarmant. Au cours des trente dernières années, plus de 400 millions d’hectares ont été détruits, soit une superficie équivalente à celle de l’Europe entière. Cette déforestation massive touche principalement les trois grands bassins forestiers du monde : l’Amazonie, le bassin du Congo et l’Asie du Sud-Est. Les causes principales en sont la conversion des forêts en terres agricoles, particulièrement pour la culture de l’huile de palme et du soja.

    Paradoxalement, la situation est différente en Europe, où la superficie forestière a augmenté de 10 % sur la même période. La France, qui possède la quatrième forêt la plus étendue d’Europe, voit aujourd’hui près d’un tiers de son territoire recouvert d’arbres, soit deux fois plus qu’en 1850.

    Cependant, les effets du changement climatique deviennent de plus en plus préoccupants. Les épisodes caniculaires, toujours plus fréquents, assèchent les forêts et favorisent la multiplication des incendies. Ces incendies relâchent massivement le CO2 stocké par les arbres, aggravant ainsi le réchauffement climatique.

    Même lorsqu’ils ne brûlent pas, les arbres affaiblis par le manque d’eau deviennent plus sensibles aux attaques de champignons, d’insectes et de maladies, qui prolifèrent davantage en raison d’hivers de plus en plus doux. Résultat préoccupant : nos forêts absorbent aujourd’hui deux fois moins de CO2 qu’il y a seulement dix ans.

    Rappelons enfin que la toute première Journée de la Terre s’est déroulée à l’Université d’Harvard, le 22 avril 1970.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Suite aux pluies diluviennes récentes qui ont frappé Kinshasa, provoquant d’importants dégâts, diverses initiatives en République Démocratique du Congo (RDC) ont mis en lumière les défis liés au réchauffement climatique. Ces actions visent à sensibiliser la population sur les conséquences dramatiques des inondations et des changements climatiques en général.

    À Kinshasa, le jardin botanique a récemment accueilli une représentation théâtrale intitulée « The Herds » (« Les Troupeaux » en français). Ce spectacle novateur utilisait des marionnettes représentant des animaux contraints de fuir leurs habitats naturels en raison du dérèglement climatique. L’objectif était de sensibiliser le public aux dangers imminents liés à la crise environnementale.

    Les organisateurs de l’événement ont également insisté sur l’importance fondamentale de préserver la nature et de promouvoir une coexistence harmonieuse entre l’homme et son environnement.

    Ces initiatives témoignent non seulement des efforts croissants pour sensibiliser la population congolaise à la crise climatique, mais aussi des défis concrets et immédiats que le pays doit affronter à cause des impacts croissants du réchauffement climatique. L’association de l’art à l’engagement communautaire, combinée à des actions gouvernementales efficaces, apparaît aujourd’hui indispensable pour répondre adéquatement à cette crise environnementale majeure.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • PARIS -2024 /DECARBONE RDC DANS DES SALONS INTERNATIONAUX POUR UN NUMERIQUE RESPONSABLE ET UNE TRANSITION ENERGETIQUE INCLUSIVE

    PARIS -2024 /DECARBONE RDC DANS DES SALONS INTERNATIONAUX POUR UN NUMERIQUE RESPONSABLE ET UNE TRANSITION ENERGETIQUE INCLUSIVE

    L’année 2024 a été une année de lumière et pleine d’opportunités pour Décarbone RDC. Cette ONG a eu l’occasion de franchir une nouvelle étape dans son engagement pour un développement durable inclusif en participant à trois événements internationaux majeurs à Paris notamment Green Tech Forum, FEDENE et le CIRIEC. Ces rencontres ont permis de connecter la République Démocratique du Congo aux meilleures pratiques mondiales dans les domaines du numérique responsable, de la transition énergétique et de l’économie sociale durable.

    Etant une plateforme de référence en finance climat dédiée à l’innovation pour un développement durable, Décarbone joue le rôle de levier moteur et de sapeur pompier pour un numérique responsable et une transition énergétique inclusive en République démocratique du Congo. 

    Face aux défis mondiaux du changement climatique, la mission de Décarbone est de positionner la RDC au cœur des solutions climatiques globales et de faire d’elle un acteur clé de la transition énergétique, en catalysant des investissements durables et facilitant la compensation carbone.

    Dans ces salons internationaux , la délégation congolaise a été conduite par Madame Sarina Betaver, coordinatrice de Décarbone, qui a représenté valablement l’ONG à toutes ces assises stratégiques de haut niveau en France.

    • Pour la conférence de la Green Tech, cette rencontre s’est tenue pendant deux jours, les 5 et 6 novembre 2024, organisée par Numeum et Sustainable IT, le GreenTech Forum Paris est l’événement de référence dédié à un numérique durable, éthique et inclusif qui avait pour thème « le Numérique au service du climat ». Avec plus de 2 500 participants et 100 exposants, le forum a réuni chercheurs, entreprises, collectivités et ONG autour de l’impact environnemental du numérique.

    L’occasion faisant le larron, la coordinatrice Sarin Betaver a exploré les innovations permettant de réduire l’empreinte écologique des technologies digitales, tout en promouvant leur utilisation au service des Objectifs de Développement Durable (ODD), un enjeu majeur pour un pays comme la RDC où la numérisation s’accélère sans toujours intégrer une vision écologique.

    Cette quatrième édition du Green Tech Forum s’est tenue en Novembre 2024 au Palais des Congrès de Paris. Cet évènement a été dédié au Numérique et à l’Environnement et a donné une opportunité depuis 4 ans à l’ensemble des acteurs mobilisés ou souhaitant se mobiliser sur ces enjeux.

    Lors de ce rendez-vous incontournable, GreenTech Forum avait abordé les principaux sujets du numérique écoresponsable, et notamment la durabilité, la réparabilité des équipements, la décarbonation, les avancées réglementaires, le rôle des DSI et les enjeux de l’intelligence artificielle générative.

    Sous la haute organisation, cette rencontre avait pris en charge des professionnels de tous les horizons pour échanger sur les meilleures pratiques et innovations en matière de numérique responsable.

    • Quant à la conférence de 28es Rencontres de la FEDENE, Décarbone veut mettre l’Afrique au cœur du débat sur la transition énergétique.

    Toujours sous la conduite de la coordinatrice Sarina Betaver, Décarbone a également pris part aux 28es Rencontres de la Transition Énergétique, organisées par la FEDENE (Fédération des Services Énergie Environnement).

     Signalons que cette fédération française regroupe plus de 500 entreprises spécialisées dans la gestion de l’énergie, les réseaux de chaleur/froid, l’efficacité énergétique et la valorisation des déchets, pour près de 60 000 emplois en France.

    Ce rendez-vous de haute facture a été l’occasion pour Décarbone de renforcer sa vision d’une transition énergétique juste et inclusive. À travers des échanges avec les acteurs européens du secteur, l’objectif était clair : transférer l’expertise et les modèles de gouvernance vers la RDC, en particulier pour les zones urbaines touchées par les inondations, la précarité énergétique et les déchets.

    • Décarbone RDC a participé à la dernière conférence organisée par le Centre International de Recherches et d’Information sur l’Économie Publique, Sociale et Coopérative (CIRIEC), avec pour thème « Economie publique et développement équitable », réseau scientifique international. Ce fut l’occasion de réfléchir à des modèles économiques alternatifs, capables de concilier transition écologique, inclusion sociale et justice territoriale.

    Ayant pris part active à tous  ces événements stratégiques, Madame Sarina Betaver, la coordinatrice de Décarbone, estime que ces événements ont permis de renforcer la stratégie en matière de transition écologique, de numérique responsable et d’inclusion économique. Il est essentiel que la RDC participe à ces rencontres et débats internationaux pour s’inspirer, s’outiller et agir efficacement à l’échelle locale. 

    Pierre Kabongu

  • COP 28/2023 : L’UNIVERSITE DE KINSHASA AU RENDEZ-VOUS MONDIAL SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

    COP 28/2023 : L’UNIVERSITE DE KINSHASA AU RENDEZ-VOUS MONDIAL SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Organisée à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis (EAU), la 28ᵉ Conférence des Parties sur les Changements Climatiques (COP 28) s’est tenue du 30 novembre au 13 décembre 2023. Cette conférence avait pour objectif principal de parvenir à un consensus entre les parties prenantes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) issues des activités humaines et sur les mesures à adopter pour limiter le réchauffement climatique.

    Durant deux semaines, ces assises ont mobilisé près de deux cents pays, tous confrontés aux conséquences dramatiques du changement climatique.

    À l’occasion de cette messe climatique mondiale, l’Université de Kinshasa, en République Démocratique du Congo, a été valablement représentée par Monsieur Bertin Mbuya, coordonnateur du Projet Muraille Verte en bambous de Chine, initié au sein de ladite université.

    Engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce jeune acteur n’a pas manqué de faire entendre sa voix en faveur de la préservation du climat, au sein d’une assemblée composée de participants venus du monde entier.

    Face aux bouleversements climatiques et aux multiples conséquences qui en découlent, le monde demeure sérieusement menacé, notamment l’Afrique et plus particulièrement la République Démocratique du Congo.

    Selon Bertin Mbuya, lorsqu’il est question de changement climatique, l’accent doit être mis sur l’impact des activités humaines, notamment les moyens de transport, les industries et l’accès à l’énergie. Ce sont ces activités qui génèrent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de l’absorption des rayonnements solaires et du réchauffement climatique actuel.

    Il est impossible d’évoquer les changements climatiques sans mentionner leurs nombreuses conséquences. D’une part, les précipitations deviennent irrégulières, avec des zones soumises à des pluies abondantes et d’autres à une sécheresse extrême, comme c’est le cas au Tchad. En République Démocratique du Congo, les fortes pluies provoquent des phénomènes d’érosion, tandis qu’en Europe, la fonte des glaces entraîne une élévation du niveau de la mer, causant ainsi des inondations.

    Pour faire face à cette menace qui pèse sur les vies humaines, Bertin Mbuya propose une solution adaptée à la gravité du problème, articulée autour de trois dimensions :

    1. La prise de conscience : À ce stade, il invite les États à reconnaître que leurs activités de développement ont engendré un préjudice environnemental, et qu’il est temps d’y remédier. Selon lui, cette prise de conscience est aujourd’hui palpable, en témoignent la participation massive des pays à ces conférences.
    2. L’atténuation des émissions de gaz à effet de serre : Ce volet consiste à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour réduire ces émissions, en particulier à travers la transition écologique des industries.
    3. L’adaptation au changement climatique : M. Mbuya souligne que le changement climatique est désormais une réalité, affectant de nombreuses communautés. En RDC, les éboulements de terrain survenus en mai 2023 à Kahele, dans l’Est du pays, ont touché plus de deux cent mille personnes et causé la mort de plus de quatre cents d’entre elles.

    Ces événements illustrent les conséquences du changement climatique, lesquelles appellent les États à unir leurs efforts afin de s’adapter aux nouvelles réalités.

    Pour son engagement et sa détermination dans la lutte contre les érosions et les changements climatiques, Bertin Mbuya a été nommé coordonnateur du Pool de l’Université de Kinshasa de l’ONG Le Gardien Vert-Bleu, partenaire de l’École belge spécialisée dans l’éducation environnementale en faveur de la jeunesse (2019-2020). Il a également été désigné Ambassadeur du Club des Étudiants en Sciences de l’Environnement (CESEN) pour la période 2021-2023.

    Le Projet Muraille Verte en Bambous de Chine, dont il est l’initiateur et coordonnateur, constitue une solution fondée sur la nature. Ce projet vise à restaurer les sols dégradés tout en luttant durablement contre les érosions et le changement climatique.

    Pierre Kabongu