Auteur/autrice : daniel

  • RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    RDC ENVIRONNEMENT : CLOTURE CE MERCREDI DE L’ATELIER NATIONAL SUR LA PROTECTION DES FORETS TROPICALES

    Depuis le lundi 19 mai, le gouvernement congolais organise à Kinshasa un atelier national, qui se clôture ce mercredi 21 mai, consacré à l’initiative Tropical Forests Forever Facility (TFFF). Cet atelier vise à renforcer la protection des forêts tropicales en informant les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de mise en œuvre de cette initiative, laquelle propose des paiements aux pays tropicaux en contrepartie de leurs efforts de conservation.

    La ministre d’État en charge de l’Environnement, Ève Bazaiba, a insisté sur l’importance de maximiser l’accès aux fonds afin que les populations locales puissent bénéficier directement des retombées de cette initiative.

    Une analyse publiée ce jour par Global Forest Watch révèle que la destruction des forêts tropicales a atteint un niveau record, avec une perte de 6,7 millions d’hectares de forêt primaire l’an dernier, soit une augmentation de 80 % par rapport à 2023. Cette situation est exacerbée par des incendies liés au changement climatique, responsables de près de la moitié de ces pertes. Les conséquences sont alarmantes : environ 3,1 milliards de tonnes de CO₂ ont ainsi été émises dans l’atmosphère, soulignant l’urgence d’agir pour protéger ces écosystèmes vitaux.

    Sur le terrain, la RDC continue de faire face à des catastrophes naturelles provoquées par le changement climatique. De récentes inondations dans l’est du pays ont causé la mort d’au moins 104 personnes et détruit de nombreuses habitations. Ces événements, souvent liés à des pluies torrentielles, devraient devenir de plus en plus fréquents et intenses selon les experts, en raison du réchauffement climatique. La vulnérabilité de la RDC à ces phénomènes est accentuée par une urbanisation anarchique et le manque d’infrastructures adéquates.

    Il convient de signaler que la RDC se trouve aujourd’hui à un carrefour critique en matière de lutte contre le changement climatique, entre initiatives de protection de ses forêts tropicales et défis majeurs liés aux catastrophes naturelles. La nécessité d’une action concertée et d’un soutien international n’a jamais été aussi pressante.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    CHANGEMENT CLIMATIQUE : LA COTE D’IVOIRE, PAYS HOTE POUR LE CAP GREEN 2025

    Rendez-vous annuel dédié à la transition énergétique et au climat, la deuxième édition du CAP GREEN, organisée par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) en partenariat avec le cabinet Africa Energy Transition Services (AETS) réunit près de 200 décideurs publics, chefs d’entreprises, scientifiques et experts à la Maison de l’Entreprise (Abidjan) les 22 et 23 avril prochains, autour du thème « Le secteur privé, catalyseur des CDN pour une Afrique résiliente : de l’ambition à l’impact » .

    Face à des difficultés climatiques de plus en plus coûteuses, une baisse de la productivité agricole et une dégradation des écosystèmes, le continent africain doit mobiliser près de 3 000 milliards USD d’ici à 2030 pour atténuer les effets du changement climatique. Dans ce contexte, la révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), qui constituent un des piliers de l’Accord de Paris, s’impose comme une priorité stratégique à l’approche de la COP 30. Un processus dans lequel s’est engagée la Côte d’Ivoire, pays hôte du CAP GREEN, qui vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30,41 % d’ici 2030, correspondant à une diminution de 37 millions de tonnes d’équivalent CO₂.

    Signalons que c’est dans ce contexte que le CAP GREEN, fort du succès de sa première édition, entend offrir, cette fois-ci , à Abidjan, un espace de dialogue constructif et inclusif, réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur (décideurs institutionnels, experts et scientifiques, entreprises et partenaires techniques et financiers) avec pour objectif de co-construire des solutions opérationnelles capables d’accélérer la transition bas-carbone et de consolider la résilience économique et environnementale du continent.

    Ahmed Cissé, Président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a déclaré : « Le CAP GREEN 2025 est une plateforme stratégique de haut niveau qui permet de fédérer autour d’une vision commune visant à transformer les défis climatiques en opportunités d’investissement durable. Ce faisant, nous renforçons le rôle du secteur privé qui contribue déjà à hauteur de 14% aux financements climatiques du continent dans la transition bas-carbone en Afrique, aux côtés des acteurs institutionnels et de la société civile. »

    Il sied de noter que pour cette deuxième édition, le CAP GREEN propose une structure diversifiée comprenant une conférence inaugurale pour cadrer les discussions, des sessions plénières dédiées aux enjeux principaux, un atelier général pour approfondir certaines thématiques spécifiques, ainsi que des ateliers sectoriels et des sessions de travail ciblées. Ces activités permettent d’explorer des défis et opportunités liés à des sujets tels que la finance climatique, les énergies renouvelables, le bio-carburant, la capture du CO2 et du méthane, la biodiversité ou encore les villes durables.
    Cet évènement de haute facture bénéficie du soutien de partenaires de premier plan. Parmi eux, le co-host TotalEnergies et le sponsor platinium Atlantic Group. L’événement est également rendu possible grâce à la collaboration de partenaires techniques et scientifiques comme aDryada, l’École des Mines de Paris, Environment for Developement (EfD), GO2Markets ou encore Koffi&Diabaté qui apportent leur expertise.

    Par ailleurs, des intervenants prestigieux, tels que Sylvie Kanimba, directrice générale d’Engie Energy Access Côte d’Ivoire, Alexandre Dufour, CEO d’Erium, ou encore Patrice Adaye, PDG d’Agromap, prendront la parole pour partager leurs expériences et visions offrant ainsi aux participants des perspectives uniques et inspirantes.

    Par le CAP GREEN, les organisateurs veulent démontrer une fois de plus qu’une expertise issue du secteur privé, associée à des partenariats publics et internationaux, peut contribuer à relever les défis climatiques, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives de développement durable pour l’ensemble du continent africain.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    PLUIES DILUVIENNES A KINSHASA : SENSIBILISATION POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Suite aux pluies diluviennes récentes qui ont frappé Kinshasa, provoquant d’importants dégâts, diverses initiatives en République Démocratique du Congo (RDC) ont mis en lumière les défis liés au réchauffement climatique. Ces actions visent à sensibiliser la population sur les conséquences dramatiques des inondations et des changements climatiques en général.

    À Kinshasa, le jardin botanique a récemment accueilli une représentation théâtrale intitulée « The Herds » (« Les Troupeaux » en français). Ce spectacle novateur utilisait des marionnettes représentant des animaux contraints de fuir leurs habitats naturels en raison du dérèglement climatique. L’objectif était de sensibiliser le public aux dangers imminents liés à la crise environnementale.

    Les organisateurs de l’événement ont également insisté sur l’importance fondamentale de préserver la nature et de promouvoir une coexistence harmonieuse entre l’homme et son environnement.

    Ces initiatives témoignent non seulement des efforts croissants pour sensibiliser la population congolaise à la crise climatique, mais aussi des défis concrets et immédiats que le pays doit affronter à cause des impacts croissants du réchauffement climatique. L’association de l’art à l’engagement communautaire, combinée à des actions gouvernementales efficaces, apparaît aujourd’hui indispensable pour répondre adéquatement à cette crise environnementale majeure.

    Pierre Kabongu Ndolo

  • PARIS -2024 /DECARBONE RDC DANS DES SALONS INTERNATIONAUX POUR UN NUMERIQUE RESPONSABLE ET UNE TRANSITION ENERGETIQUE INCLUSIVE

    PARIS -2024 /DECARBONE RDC DANS DES SALONS INTERNATIONAUX POUR UN NUMERIQUE RESPONSABLE ET UNE TRANSITION ENERGETIQUE INCLUSIVE

    L’année 2024 a été une année de lumière et pleine d’opportunités pour Décarbone RDC. Cette ONG a eu l’occasion de franchir une nouvelle étape dans son engagement pour un développement durable inclusif en participant à trois événements internationaux majeurs à Paris notamment Green Tech Forum, FEDENE et le CIRIEC. Ces rencontres ont permis de connecter la République Démocratique du Congo aux meilleures pratiques mondiales dans les domaines du numérique responsable, de la transition énergétique et de l’économie sociale durable.

    Etant une plateforme de référence en finance climat dédiée à l’innovation pour un développement durable, Décarbone joue le rôle de levier moteur et de sapeur pompier pour un numérique responsable et une transition énergétique inclusive en République démocratique du Congo. 

    Face aux défis mondiaux du changement climatique, la mission de Décarbone est de positionner la RDC au cœur des solutions climatiques globales et de faire d’elle un acteur clé de la transition énergétique, en catalysant des investissements durables et facilitant la compensation carbone.

    Dans ces salons internationaux , la délégation congolaise a été conduite par Madame Sarina Betaver, coordinatrice de Décarbone, qui a représenté valablement l’ONG à toutes ces assises stratégiques de haut niveau en France.

    • Pour la conférence de la Green Tech, cette rencontre s’est tenue pendant deux jours, les 5 et 6 novembre 2024, organisée par Numeum et Sustainable IT, le GreenTech Forum Paris est l’événement de référence dédié à un numérique durable, éthique et inclusif qui avait pour thème « le Numérique au service du climat ». Avec plus de 2 500 participants et 100 exposants, le forum a réuni chercheurs, entreprises, collectivités et ONG autour de l’impact environnemental du numérique.

    L’occasion faisant le larron, la coordinatrice Sarin Betaver a exploré les innovations permettant de réduire l’empreinte écologique des technologies digitales, tout en promouvant leur utilisation au service des Objectifs de Développement Durable (ODD), un enjeu majeur pour un pays comme la RDC où la numérisation s’accélère sans toujours intégrer une vision écologique.

    Cette quatrième édition du Green Tech Forum s’est tenue en Novembre 2024 au Palais des Congrès de Paris. Cet évènement a été dédié au Numérique et à l’Environnement et a donné une opportunité depuis 4 ans à l’ensemble des acteurs mobilisés ou souhaitant se mobiliser sur ces enjeux.

    Lors de ce rendez-vous incontournable, GreenTech Forum avait abordé les principaux sujets du numérique écoresponsable, et notamment la durabilité, la réparabilité des équipements, la décarbonation, les avancées réglementaires, le rôle des DSI et les enjeux de l’intelligence artificielle générative.

    Sous la haute organisation, cette rencontre avait pris en charge des professionnels de tous les horizons pour échanger sur les meilleures pratiques et innovations en matière de numérique responsable.

    • Quant à la conférence de 28es Rencontres de la FEDENE, Décarbone veut mettre l’Afrique au cœur du débat sur la transition énergétique.

    Toujours sous la conduite de la coordinatrice Sarina Betaver, Décarbone a également pris part aux 28es Rencontres de la Transition Énergétique, organisées par la FEDENE (Fédération des Services Énergie Environnement).

     Signalons que cette fédération française regroupe plus de 500 entreprises spécialisées dans la gestion de l’énergie, les réseaux de chaleur/froid, l’efficacité énergétique et la valorisation des déchets, pour près de 60 000 emplois en France.

    Ce rendez-vous de haute facture a été l’occasion pour Décarbone de renforcer sa vision d’une transition énergétique juste et inclusive. À travers des échanges avec les acteurs européens du secteur, l’objectif était clair : transférer l’expertise et les modèles de gouvernance vers la RDC, en particulier pour les zones urbaines touchées par les inondations, la précarité énergétique et les déchets.

    • Décarbone RDC a participé à la dernière conférence organisée par le Centre International de Recherches et d’Information sur l’Économie Publique, Sociale et Coopérative (CIRIEC), avec pour thème « Economie publique et développement équitable », réseau scientifique international. Ce fut l’occasion de réfléchir à des modèles économiques alternatifs, capables de concilier transition écologique, inclusion sociale et justice territoriale.

    Ayant pris part active à tous  ces événements stratégiques, Madame Sarina Betaver, la coordinatrice de Décarbone, estime que ces événements ont permis de renforcer la stratégie en matière de transition écologique, de numérique responsable et d’inclusion économique. Il est essentiel que la RDC participe à ces rencontres et débats internationaux pour s’inspirer, s’outiller et agir efficacement à l’échelle locale. 

    Pierre Kabongu

  • COP 28/2023 : L’UNIVERSITE DE KINSHASA AU RENDEZ-VOUS MONDIAL SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

    COP 28/2023 : L’UNIVERSITE DE KINSHASA AU RENDEZ-VOUS MONDIAL SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Organisée à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis (EAU), la 28ᵉ Conférence des Parties sur les Changements Climatiques (COP 28) s’est tenue du 30 novembre au 13 décembre 2023. Cette conférence avait pour objectif principal de parvenir à un consensus entre les parties prenantes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) issues des activités humaines et sur les mesures à adopter pour limiter le réchauffement climatique.

    Durant deux semaines, ces assises ont mobilisé près de deux cents pays, tous confrontés aux conséquences dramatiques du changement climatique.

    À l’occasion de cette messe climatique mondiale, l’Université de Kinshasa, en République Démocratique du Congo, a été valablement représentée par Monsieur Bertin Mbuya, coordonnateur du Projet Muraille Verte en bambous de Chine, initié au sein de ladite université.

    Engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce jeune acteur n’a pas manqué de faire entendre sa voix en faveur de la préservation du climat, au sein d’une assemblée composée de participants venus du monde entier.

    Face aux bouleversements climatiques et aux multiples conséquences qui en découlent, le monde demeure sérieusement menacé, notamment l’Afrique et plus particulièrement la République Démocratique du Congo.

    Selon Bertin Mbuya, lorsqu’il est question de changement climatique, l’accent doit être mis sur l’impact des activités humaines, notamment les moyens de transport, les industries et l’accès à l’énergie. Ce sont ces activités qui génèrent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de l’absorption des rayonnements solaires et du réchauffement climatique actuel.

    Il est impossible d’évoquer les changements climatiques sans mentionner leurs nombreuses conséquences. D’une part, les précipitations deviennent irrégulières, avec des zones soumises à des pluies abondantes et d’autres à une sécheresse extrême, comme c’est le cas au Tchad. En République Démocratique du Congo, les fortes pluies provoquent des phénomènes d’érosion, tandis qu’en Europe, la fonte des glaces entraîne une élévation du niveau de la mer, causant ainsi des inondations.

    Pour faire face à cette menace qui pèse sur les vies humaines, Bertin Mbuya propose une solution adaptée à la gravité du problème, articulée autour de trois dimensions :

    1. La prise de conscience : À ce stade, il invite les États à reconnaître que leurs activités de développement ont engendré un préjudice environnemental, et qu’il est temps d’y remédier. Selon lui, cette prise de conscience est aujourd’hui palpable, en témoignent la participation massive des pays à ces conférences.
    2. L’atténuation des émissions de gaz à effet de serre : Ce volet consiste à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour réduire ces émissions, en particulier à travers la transition écologique des industries.
    3. L’adaptation au changement climatique : M. Mbuya souligne que le changement climatique est désormais une réalité, affectant de nombreuses communautés. En RDC, les éboulements de terrain survenus en mai 2023 à Kahele, dans l’Est du pays, ont touché plus de deux cent mille personnes et causé la mort de plus de quatre cents d’entre elles.

    Ces événements illustrent les conséquences du changement climatique, lesquelles appellent les États à unir leurs efforts afin de s’adapter aux nouvelles réalités.

    Pour son engagement et sa détermination dans la lutte contre les érosions et les changements climatiques, Bertin Mbuya a été nommé coordonnateur du Pool de l’Université de Kinshasa de l’ONG Le Gardien Vert-Bleu, partenaire de l’École belge spécialisée dans l’éducation environnementale en faveur de la jeunesse (2019-2020). Il a également été désigné Ambassadeur du Club des Étudiants en Sciences de l’Environnement (CESEN) pour la période 2021-2023.

    Le Projet Muraille Verte en Bambous de Chine, dont il est l’initiateur et coordonnateur, constitue une solution fondée sur la nature. Ce projet vise à restaurer les sols dégradés tout en luttant durablement contre les érosions et le changement climatique.

    Pierre Kabongu